Les Manikongo: chefs politiques des peuples Kongo

Depuis sa fondation par Lukeni au XIVé siécle, les Mani Kongo ou rois du Kongo se sont succédé à la tête du royaume.

Jusqu’à l’éclatement du royaume et à la disparition du titre Mani Kongo, les souverains du Kongo ont fait rayonné l’histoire de leur peuple avec des réformes , dés fois influencés par les portugais. Retour sur l’histoire de ces régents .

Élection et rôle

Le roi du Kongo est aussi appelé Ntinu ( qui signifie « refuge », celui qui met le peuple en sécurité).

Le roi était élu par les bambuta (incorrectement traduit par « anciens », mais signifiant « responsables » des catégories socio-professionnelles, choisis pour leurs compétences locales, régionales, provinciales et nationales).

Le roi avait bien évidemment le titre le plus élevé – ntinu/ntotila/mani Kongo – lui donnant le privilège d’attribuer les titres inférieurs : prince, duc et marquis.

Contrairement aux périodes où le pouvoir était plus centralisé, les rois des XVIIIe et XIXe siècles n’avaient plus le pouvoir de choisir les manis provinciaux. Nonobstant, ils conservaient un rôle important, celui de les introniser rituellement à Mbanza Kongo, capitale du royaume.

Certes, le mani Kongo avait une relative influence sur le choix des manis (gouverneurs) des provinces, les plus proches de Mbanza Kongo, mais celles devenues autonomes créèrent, lors du processus de fragmentation, leur mécanismes propres – leur conseil, des partis internes se disputant le pouvoir, etc. – à l’image du royaume.

La gestion politique des Mani Kongo

Afonso Ier, l’inventeur du christianisme kongo, meurt en 1542, et son long règne est suivi de plusieurs autres décennies de stabilité sous Diogo Ier Nkumbi a Mpudi (r. 1544-1561), Álvaro Ier N